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| LA RENTREE |
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Les écoliers
Sur la route couleur de sable,
En capuchon noir et pointu,
Le 'moyen', le 'bon', le 'passable'
Vont à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.
Ils ont dans leurs plumiers des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d'autres petits hommes.
Ils ont la ruse et la paresse
Mais l'innocence et la fraîcheur
Près d'eux les filles ont des tresses
Et des yeux bleus couleur de fleur,
Et des vraies fleurs pour leur maîtresse.

Puis les voilà tous à s'asseoir.
Dans l'école crépie de lune
On les enferme jusqu'au soir,
Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume
Pour s'envoler. Après, bonsoir !
Maurice Fombeure
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La rentrée
Un oiseau chantonne
Un air de Mozart
Que le vent d'automne
Emporte au hasard.
Bernard et Nicole,
La main dans la main,
Ont pris de l'école
Le joli chemin.
On voit sous les pommes
Crouler les pommiers.
Les crayons, les gommes
Sortent des plumiers.
Le ciel est morose:
Il verse des pleurs...
Mais Rosa la rose
Est toujours en fleurs.
Jean-Luc Moreau



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| Mercredi 01 Septembre 2010 |
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| LAURENT FIGNON |
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Laurent Fignon (né le 12 août 1960 dans le XVIIIe arrondissement de Paris et mort le 31 août 2010 à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière des suites d'un cancer des voies digestives[1]) est un cycliste français. Professionnel de 1982 à 1993, il a remporté notamment deux Tours de France, en 1983 et 1984, et le Tour d'Italie en 1989.

Il s'initie au cyclisme en 1975, en voyant des amis pratiquer. Il débute sur le vélo de marque Vigneron de son père. Il apprécie immédiatement ce sport et parvient à suivre ses amis plus expérimentés. En 1976, il prend sa première licence à la Pédale Combs-la-Villaise[4]. Il participe à sa première course à Vigneux-sur-Seine et la remporte. Il en gagne trois autres durant cette saison[5].

Après plus de 50 victoires chez les amateurs, Laurent Fignon débute sa carrière professionnelle en 1982 dans l'équipe Renault de Bernard Hinault dirigée par Cyrille Guimard. D'emblée, il s'illustre au plus haut niveau en remportant le Critérium International et en contribuant au succès de Hinault dans le Giro.
En 1983, il aide à nouveau Hinault à s'imposer dans une très difficile Vuelta. Hinault en sortira blessé au genou, Fignon ayant, lui, démontré de grandes capacités sur une épreuve de 3 semaines, notamment dans la dernière semaine en accomplissant un travail qui sauve la victoire du champion breton. Ainsi, lorsque Hinault déclare forfait pour le Tour 83, Guimard aligne une équipe sans leader où tout est ouvert. Après une première partie de course très discrète, Fignon accompagne les meilleurs dans la première étape pyrénéenne et se hisse à la seconde place du classement général derrière Pascal Simon. Malchanceux, Simon chute et se brise la clavicule. Fignon récupère le maillot jaune à l'Alpe d'Huez, conforte sa position en s'imposant dans le dernier contre la montre et remporte son premier Tour de France à 23 ans à peine.
L'année 1984 le voit prendre les pleins pouvoirs dans l'équipe Renault après le départ de Hinault chez La Vie Claire. Hinault est convalescent et ne participe pas au Tour d'Italie. Fignon lutte face aux Italiens, notamment Francesco Moser qui, aidé par l'organisateur[6], lui volera la victoire finale. Il écrase par la suite le Championnat de France et se présente au départ du Tour de France 1984 avec le maillot tricolore et un statut de grand favori. Un statut que lui et son équipe vont honorer en trustant les victoires d'étapes. En montagne, il est intraitable lors de la dernière semaine, dans les Alpes. Hinault n'est plus qu'un faire-valoir, il tente des attaques désespérées qui seront raillées[7] par un Fignon insolent de facilité. Il gagne ainsi son 2e Tour de France, et on lui en prédit alors beaucoup d'autres.

Merci Laurent pour ce magnifique parcours que fût votre vie

Soyez en paix là où vous vous reposez

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| SEPTEMBRE |
| Septembre éveille de nouvelles saveurs, comme celle des vendanges qui, ici, vont bientôt commencer.
merci à mon ange pour ce poème que je n'aurais pas eu le temps de chercher en ce moment. | 
J'apprécie énormément Henri Régnier et ses odelettes
Septembre
Septembre ! Septembre !
Cueilleur de fruits, teilleur de chanvre,
Aux clairs matins, aux soirs de sang,
Tu m'apparais
Debout et beau,
Sur l'or des feuilles de la forêt,
Au bord de l'eau.
En ta robe de brume et de soie,
Avec ta chevelure qui rougeoie
D'or, de cuivre, de sang et d'ambre
Septembre !
Avec l'outre de peau obèse,
Qui charge tes épaules et pèse,
Et suinte à ses coutures vermeilles
Où viennent bourdonner les dernières abeilles !
Septembre !
Le vin nouveau fermente et mousse de la tonne
Aux cruches ;
La cave embaume, le grenier ploie ;
La gerbe de l'été cède au cep de l'automne,
La meule luit des olives qu'elle broie.
Toi, Seigneur des pressoirs, des meules et des ruches,
O Septembre ! chanté de toutes les fontaines,
Écoute la voix du poème.
Le soir est froid,
L'ombre s'allonge de la forêt
Et le soleil descend derrière les grands chênes.
Henri de Regnier


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| LA SAISON DECLINE |
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Voici que la saison décline...
Voici que la saison décline,
l'ombre grandit, l'azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L'oiseau frissonne, l'herbe a froid.
Août contre septembre lutte ;
L'océan n'a plus d'alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.
La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l'été fond.
Victor Hugo

gros bisous

bon dimanche

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| SOLEIL COUCHANT |
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L'Angélus est une prière de l'Eglise catholique d'Occident qui commémore l'Annonciation. Elle tire son nom de ses premiers mots, « Angelus Domini nuntiavit Mariæ ». Elle constitue trois textes décrivant le mystère de l'Incarnation. Elle est récitée en versicule et en répons avec la salutation « Je vous salue Marie ! »
Cette dévotion est récitée dans l'Église latine trois fois par jour, à 6h00, à 12h00 et à 18h00 mais ces heures peuvent varier selon le travail et les régions. À ces heures une cloche de l'Angélus est sonnée1

Soleil couchant
Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume ;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.
À mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume ;
Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
À la vaste rumeur de l'Océan s'unit.
Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.
L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail.
José Maria de Heredia Soleil couchant

bonne journée à tous |  | | > Commentaire(5) | |
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