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| DOSSIER SANTE LA TUBERCULOSE + pps auquel je vous demande de faire attention |
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TUBERCULOSE : ON VEUT NOUS FAIRE PEUR !
La tuberculose fait depuis longtemps partie des priorités pour l’OMS (organisation mondiale de la santé). La journée mondiale de la tuberculose est là pour le rappeler. 24 mars
La maladie est en effet préoccupante au niveau mondial : elle touche près de 9 millions de personnes chaque année et 1,5 million succombent. C’est même la seconde cause de décès par maladie infectieuse dans le monde.
En France, les autorités sanitaires en ont profité pour nous servir un discours très alarmiste. L’institut de veille sanitaire (INVS) a ainsi indiqué que la tuberculose « reste un problème de santé publique non résolu et que la situation justifie un renforcement des programmes nationaux de lutte »
La situation est-elle aussi préoccupante dans notre pays ? Sommes-nous confrontés à une véritable progression de l’épidémie ?
La réponse est NON !
Les chiffres diffusés par le bulletin épidémiologique ne nous incitent pas au pessimisme, au contraire : Le nombre des malades baisse en France. Entre 12000 et 2006, le nombre de cas est passé de 6 714 à 5336 portant ainsi l’incidence de la maladie de 11,1 cas pour 100 000 habitants à 8,5 cas pour 100 000 habitants, soit un des plus bas d’Europe où la moyenne s’établit à 17 cas pour 100 000 personnes.
Certes ! La vigilance s’impose pour une maladie qui reste très contagieuse et pour laquelle la prévention et la prophylaxie sont déterminantes.
Mais est-il vraiment justifié d’agiter ainsi le chiffon rouge ?
Cela semble en effet excessif et nous rappelle étrangement l’époque où le discours dominant prônait la vaccination systématique, seule solution pour endiguer le développement de la maladie.
Or, voilà de nombreuses années que la France satisfait aux critères de sûreté dans ce domaine. Ce constat ainsi que la divulgation des effets secondaires du vaccin a enfin permis d’obtenir, après des années de combat, la suspension de l’obligation de vacciner les enfants par le BCG. Mais la décision ne date que de l’été dernier. Elle est récente et encore fragile car pas du goût de tout le monde.
Alors quoi de mieux que d’agiter les peurs, de noircir le tableau ? Plutôt que de s’intéresser au vrai problème de cette maladie qui est aujourd’hui l’apparition de germes résistants aux traitements. Le bulletin épidémiologique n’en dit mot, prétextant que l’interprétation est limitée en l’état actuel des données
Article paru dans PRATIQUES DE SANTE AVRIL 2008
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